Avant 1900, la maison de la place du Croisic avait été prévue pour recevoir des soldats en cas de mobilisation.
Et c’est ainsi que le 2 août 1914, jour de la mobilisation, un effectif de 650 hommes vient y loger. Dès le lendemain ils sont le double et 6 jours après ils partent pour la guerre dont on leur avait dit qu’elle serait courte et qu’ils seraient de retour dans leurs foyers, pour Noël. Place du Croisic les troupes viennent se loger puis repartent pour le front puis très rapidement les premiers blessés affluent sur Nantes. Des locaux sont rapidement aménagés pour les recevoir place du Croisic et permettent d’en accueillir 200 puis 300. Parmi les infirmiers militaires il y a de nombreux prêtres qui sont très heureux de trouver sur place une chapelle pour y célébrer la messe. L’hôpital va ensuite se spécialiser et ne recevoir que des soldats atteints de certaines maladies dont les affections de la peau et de la vessie. Il arriva une période où tous les patients étaient des musulmans. Pendant leur convalescence les Frères donnent des cours aux blessés. L’initiative est appréciée et d’autres blessés de Nantes et du département recevront aussi ces cours. L’hôpital ferme le 1er avril 1919 et le Président du Conseil Général adresse au Frère Directeur des remerciements appuyés. Seulement, quand les Frères demandent d’être indemnisés pour toutes les réparations nécessaires et le renouvellement du mobilier l’administration fait la sourde oreille et trois ans après rien n’est réglé et aucun travaux effectués. C’est encore un hôpital qui s’installe dans les locaux de la place du Croisic pendant le deuxième conflit mondial puis, après les bombardements de Nantes en septembre 1943, ce sont différents services de la ville et du département qui utilisent les anciens locaux du Noviciat et de la maison de retraite des Frères. Quand ces administrations libèrent les lieux à fin décembre 1946, le temps de l’E T S est arrivé.



